L’ECOS de l’examen d’aptitude : déroulement, notation et documents

L’examen clinique objectif structuré, l’ECOS, est la Partie II de l’examen d’aptitude du Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada. C’est l’épreuve pratique du parcours. C’est aussi celle sur laquelle circulent le plus de faussetés. On entend qu’on y apporte son CPS, que c’est un oral de la Partie I, qu’on reçoit une note chiffrée, ou qu’il faut enchaîner vingt postes. Rien de tout cela n’est exact. Voici ce que décrit le Bureau des examinateurs, poste par poste.

Article rédigé le 2 novembre 2026. Les données proviennent du site du Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada, consulté le 2 novembre 2026. Chaque source est citée à la fin, avec son adresse.

L’ECOS est la dernière épreuve du Bureau des examinateurs avant les démarches auprès de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Avec le nouveau parcours entré en vigueur en janvier 2027, les diplômés à l’étranger passent directement à la Partie I par questions à choix multiples, et ceux qui n’ont pas réussi l’ancien examen d’évaluation doivent réussir cette Partie I avant de pouvoir s’inscrire à la Partie II. L’ECOS devient donc, pour un plus grand nombre de candidats, le point d’arrivée de l’examen d’aptitude. Le connaître à l’avance change la façon de s’y préparer.

La nature de l’épreuve

L’ECOS est une suite de courtes simulations, appelées postes. À certains postes, le candidat interagit avec un participant simulé, un patient, un client ou un professionnel de la santé. À d’autres, il travaille seul. Dans les deux cas, un examinateur pharmacien évalue sa prestation selon des critères normalisés, consignés sur une feuille de notation.

Ce n’est pas un oral de la Partie I. La Partie I vérifie les connaissances et leur application sur papier. L’ECOS évalue des gestes cliniques et une interaction, en temps réel, devant un participant. Le plan directeur de l’examen d’aptitude accorde d’ailleurs un poids plus grand à la communication et à la collaboration dans la Partie II que dans la Partie I. Un candidat qui connaît la bonne réponse mais la transmet mal n’obtient pas la même évaluation que celui qui connaît la réponse et sait la porter au patient.

Le déroulement d’une journée d’ECOS

L’examen comporte onze simulations notées, auxquelles s’ajoutent des postes de repos. Sur ces onze simulations, neuf sont interactives et deux sont non interactives. Il n’y a présentement aucun poste en prétest.

Chaque simulation dure sept minutes. Un signal sonore retentit cinq minutes après le début, puis deux minutes avant la fin. Avant chaque poste, le candidat dispose de deux minutes pour se déplacer et lire les instructions affichées. Les postes sont numérotés et se parcourent dans l’ordre.

La journée d’examen dure environ six heures et demie. Elle se répartit ainsi :

  • l’admission et l’inscription, de trente à soixante minutes;
  • la première moitié des postes, quatre-vingt-dix minutes;
  • une pause de mi-séance de vingt minutes;
  • la seconde moitié des postes, quatre-vingt-dix minutes;
  • la sortie et le confinement, de trente à quatre-vingt-dix minutes.

L’examen se tient le même jour dans tous les centres au Canada. Le Bureau des examinateurs attribue le centre et la séance, en avant-midi ou en après-midi, selon un système de priorité, et l’heure de début varie selon le fuseau horaire. Certains postes interactifs sont enregistrés sur vidéo à des fins d’assurance de la qualité.

Les critères de notation

À chaque poste, l’examinateur note la prestation sur une feuille de notation, selon trois dimensions : la communication, la résolution du problème au sens du résultat des soins pharmaceutiques, et la performance générale. La dimension communication ne s’applique qu’aux postes interactifs. Aux postes non interactifs, seules la résolution du problème et la performance générale sont notées.

Le total de l’examen est la somme de ces dimensions sur les onze postes notés. Le seuil de réussite n’est pas une note fixe. Pour chaque poste, un comité d’experts, assisté d’un conseiller en psychométrie, établit un score minimal. La somme des onze minimums devient le seuil de réussite de la Partie II, et ce calcul est refait pour chaque examen.

Le résultat communiqué est uniquement réussite ou échec. Le Bureau des examinateurs ne publie ni note chiffrée, ni seuil, ni contenu des postes. L’idée d’une note sur cent que l’on recevrait après l’ECOS ne correspond donc à rien.

Ce que cela veut dire pour la préparation. La communication est une dimension notée à part entière, à chaque poste interactif. Un candidat solide sur le plan clinique mais mal à l’aise dans l’échange avec le patient peut perdre des points sur un poste qu’il croyait maîtriser. L’entraînement porte donc autant sur le geste et l’interaction que sur la bonne conduite thérapeutique.

Les documents autorisés au poste

Le candidat n’apporte aucune référence. La documentation n’est fournie que lorsqu’elle est jugée essentielle à la simulation. Elle reste au poste : le candidat peut la consulter en tout temps, mais il ne peut ni écrire dessus ni la sortir. Certains postes contiennent une sélection de produits en vente libre, et pour une recommandation d’automédication, le candidat choisit parmi ces produits.

Le candidat écrit seulement dans son carnet du candidat, sur les feuilles d’examen et sur le questionnaire de rétroaction. Les crayons et la gomme à effacer sont fournis. Les téléphones sont interdits dans la zone sécurisée. C’est une différence à connaître avec certaines simulations d’entraînement qui laissent le CPS ouvert pour exercer la recherche documentaire : à l’examen réel, cette recherche se fait sur ce que le poste met à disposition, et seulement quand il en met.

Les taux de réussite

Les taux de réussite publiés par le Bureau des examinateurs pour la Partie II, sur sa page de notation, se répartissent ainsi selon les groupes de candidats.

Groupe de candidats Nombre Taux de réussite
Groupe de référence 2474 92,5 %
Diplômés canadiens, reprise 167 82,6 %
Diplômés à l’étranger, première tentative 2267 56,6 %
Diplômés à l’étranger, reprise 874 69,8 %

À titre de comparaison, le taux de réussite des diplômés à l’étranger à leur première tentative est de 35,6 pour cent à la Partie I. À l’ECOS, pour le même groupe, il est de 56,6 pour cent. Une majorité de candidats formés à l’étranger réussit donc la Partie II dès la première tentative. Ce chiffre décrit un groupe, pas une personne : il ne prédit pas le résultat d’un candidat en particulier.

Reprises et délais

Le nombre de tentatives est de quatre par partie. ACTeRX a consacré un article distinct à cette règle et à la confusion fréquente avec un prétendu total de huit. Trois points propres à la Partie II méritent d’être connus en plus.

Les deux parties doivent être réussies dans les trois ans qui suivent la réussite de la première. Au delà, le candidat doit repasser la partie déjà réussie. Après un échec, une révision manuelle finale peut être demandée dans les soixante-quinze jours suivant l’annonce des résultats; elle ne vérifie que la saisie des données et les calculs, et ne réévalue pas la prestation à l’ECOS. Les résultats sont affichés dans les six semaines suivant l’examen, et un candidat en échec reçoit un rapport de rétroaction environ huit semaines après l’affichage.

À surveiller pour le cycle de février 2027. Depuis janvier 2027, le nouveau parcours dirige les diplômés à l’étranger directement vers la Partie I. Pour les candidats qui n’ont pas réussi l’ancien examen d’évaluation, la réussite de la Partie I est obligatoire avant l’inscription à la Partie II. Le prochain examen de qualification a lieu en février 2027, et la date limite de demande est fixée au 19 novembre 2026, à 12 h, heure de l’Est. Une évaluation de documents valide est exigée. Vérifier son dossier et sa demande avant cette date évite de perdre une session entière.

En résumé. L’ECOS est un examen clinique de onze courtes simulations, noté sur la communication, le résultat des soins pharmaceutiques et la performance générale. Le candidat n’apporte rien : le poste fournit ce qui est essentiel. Le résultat est réussite ou échec, sans note chiffrée. La vraie préparation porte sur le geste et sur l’échange avec le patient, pas seulement sur la réponse à trouver.

Aller plus loin avec ACTeRX

Chez ACTeRX, nous formons depuis 2016 les pharmaciens diplômés à l’étranger qui visent l’exercice au Québec, avec plus de quatre cent cinquante candidats formés et plus de deux cent vingt-cinq qui exercent aujourd’hui dans la province. Notre travail consiste autant à préparer les épreuves qu’à corriger les faussetés qui coûtent des mois, sources officielles à l’appui. Pour la Partie II, nous situons l’épreuve dans un calendrier réaliste et nous entraînons le poste tel qu’il se déroule à l’examen.

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Sources

Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada, Partie II (ECOS) de l’examen d’aptitude, consulté le 2 novembre 2026. https://pebc.ca/fr/pharmacists/examen-daptitude-pharmaciens/a-propos-de-lexamen/a-propos-de-lexamen-partie-ii/

Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada, Notation et résultats des examens, consulté le 2 novembre 2026. https://pebc.ca/fr/pharmacists/examen-daptitude-pharmaciens/notation-et-resultats-des-examens/

Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada, Renseignements généraux sur l’examen d’aptitude, consulté le 2 novembre 2026. https://pebc.ca/fr/pharmacists/examen-daptitude-pharmaciens/renseignements-generaux/

Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada, Nouveau parcours de certification pour les diplômés internationaux en pharmacie, consulté le 2 novembre 2026. https://pebc.ca/pharmacists/new_pathway/