Réforme du BEPC : ce qui change pour les diplômés internationaux

Le Bureau des examinateurs en pharmacie du Canada a annoncé le 10 août 2026
une réforme majeure de son parcours de certification. Voici ce qu’elle change concrètement
pour vous, vérifié aux sources officielles et mis à jour à chacune de leurs annonces.

L’examen d’évaluation disparaît en janvier 2027

À compter de janvier 2027, plus aucun diplômé international n’aura à réussir l’examen
d’évaluation pour être certifié. Tous les candidats accéderont directement à la Partie I de
l’examen d’aptitude, le questionnaire à choix multiple.

La séance d’octobre 2026 est la dernière offerte. Après elle, cet examen
cesse d’exister.

Cette réforme s’est faite en deux temps, ce qui explique la confusion actuelle. Depuis le
13 mai 2025, une exemption existait déjà, mais elle était réservée aux candidats répondant à
des critères précis : le diplôme d’un programme agréé par le Conseil canadien de
l’agrément des programmes de pharmacie, le diplôme de l’un des cinq pays approuvés, ou un
permis d’exercice complet assorti d’au moins un an de pratique dans ces pays. En janvier
2027, cette distinction disparaît et la dispense devient universelle.

En contrepartie, l’ordre des épreuves devient imposé

C’est le point que presque personne n’a relevé dans l’annonce, et il change votre
planification.

Si vous avez réussi l’examen d’évaluation, rien ne change pour vous. Vous pouvez vous
inscrire à la Partie I et à la Partie II dans l’ordre que vous voulez, et même aux deux à la
même séance.

Si vous ne l’avez pas réussi, ou si vous ne l’avez jamais passé, vous devrez
réussir la Partie I avant de pouvoir vous inscrire à la Partie II
. Prévoyez donc
deux séances au minimum, et surveillez la validité de votre examen de dossier, qui demeure
de cinq ans à compter de son approbation.

Quatre tentatives, et non huit

C’est l’erreur la plus répandue dans les résumés qui circulent, y compris
dans des documents bien intentionnés qui annoncent huit tentatives.

Le règlement accorde un maximum de quatre tentatives par partie. Après
trois échecs, la quatrième n’est pas automatique : elle exige la présentation au Bureau d’une
preuve de remédiation conforme à ses exigences, commencée après la date de votre lettre de
résultats, terminée dans l’année précédant la tentative, et transmise au moins trois semaines
avant l’examen.

Le chiffre de huit existe, mais c’est un plafond absolu à vie qui ne s’applique qu’après
avoir recommencé un programme complet de pharmacie pour obtenir un second jeu de quatre
tentatives. La règle qui vous concerne aujourd’hui est quatre.

Ce que vous devez faire, selon votre situation

Votre situation Ce que la réforme change Ce que nous vous proposons
Vous n’avez pas encore commencé Vous n’aurez jamais à passer l’examen d’évaluation. Vous visez directement la Partie I. Le programme de mise à niveau, puis la Partie I
Vous êtes inscrit à la séance d’octobre 2026 C’est la dernière. Si vous ne la réussissez pas, vous basculez dans le nouveau parcours. On maintient votre préparation et on prépare la suite en parallèle
Vous avez réussi l’examen d’évaluation Rien ne change. Vous gardez la liberté d’ordre entre les deux parties. La Partie I ou
l’ECOS
Vous avez échoué une ou deux fois Il vous reste des tentatives. L’ordre imposé s’applique à vous. Un diagnostic domaine par domaine avant de choisir
Vous avez échoué trois fois Vous restez admissible. La quatrième tentative exige une preuve de remédiation. Le programme de remédiation

Comment l’examen d’aptitude est construit

Le plan directeur du Bureau, dans sa version en vigueur depuis mai 2026, répartit les
questions en cinq domaines de compétence. Les soins cliniques comptent pour 45 % de
l’ensemble, la distribution des médicaments pour 14 %, les connaissances et l’expertise pour
9 %, la communication et la collaboration pour 16 %, le leadership et l’intendance pour 3 %,
et le professionnalisme pour 13 %.

Le poids de chaque domaine varie fortement selon l’épreuve. La communication pèse 4 % au
questionnaire à choix multiple mais 28 % à l’ECOS. C’est ce qui explique
qu’un candidat très fort en pharmacologie puisse échouer la Partie II sans comprendre
pourquoi. Nos programmes sont construits sur cette répartition, pas sur une liste de
matières.

Les chiffres que personne ne publie

Le taux de réussite à la première tentative publié par le Bureau pour la période de mai
2024 à mai 2026 est de 35,6 % à la Partie I et de 56,6 % à la
Partie II
pour les diplômés internationaux. Les diplômés canadiens obtiennent
87,2 % et 92,5 %.

Nous publions ces chiffres parce qu’ils disent la vérité sur ce qui vous attend. Un échec
au BEPC n’est pas une anomalie, c’est le cas le plus fréquent. Ce qui fait la différence
n’est pas le talent, c’est la méthode et l’accompagnement.

Vous ne savez pas où vous vous situez ?

Nous avons construit une page qui répond à cette question en cinq minutes, cas par cas.

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ACTeRX est une compagnie indépendante de formation continue. Le Bureau des
examinateurs en pharmacie du Canada n’endosse, n’approuve ni ne recommande aucun matériel
préparatoire, quel qu’en soit l’auteur. Page vérifiée aux sources officielles et mise à jour
le 14 août 2026.

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